Le premier article scientifique issu de la thèse de Mikail Kelleci, doctorant de l’EUR UNITEID à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse – ENVT, met en lumière la détection d’un nouvel Orthobunyavirus de type Shamonda dans de nombreux élevages bovins en France et en Europe.
Publié dans Eurosurveillance, l’article “Detection of a novel Shamonda Orthobunyavirus in dairy cattle, France, June 2026” analyse l’émergence d’un d’un nouvel Orthobunyavirus chez des bovins en France et en Europe.
Depuis le début de l’été 2026, de nombreux élevages bovins français sont confrontés à des épisodes associant fièvre aiguë, abattement, diarrhées et baisse de production laitière. Des cas similaires ont également été signalés dans plusieurs pays européens.
Face à des symptômes inhabituels et à des résultats négatifs aux analyses diagnostiques ciblées, des prélèvements provenant d’animaux malades ont été adressés aux équipes de l’ENVT-INRAE. Une analyse métagénomique a alors permis de mettre en évidence des séquences appartenant au groupe des Orthobunyavirus, proches notamment du virus Shamonda.
Un test moléculaire spécifique de ce nouveau virus a ensuite été développé par l’unité IHAP (INRAE-ENVT). Il a permis d’analyser rapidement plusieurs centaines de prélèvements en provenance de différentes régions françaises, en collaboration avec le réseau des laboratoires publics.
Les premières données indiquent que les infections chez les bovins adultes peuvent être associées à un syndrome aigu, généralement transitoire. La question des conséquences potentielles chez les animaux gestants fait toutefois l’objet d’une attention particulière, notamment concernant les éventuels troubles de la reproduction.
La diffusion rapide du virus en France et dans plusieurs pays européens pourrait notamment être favorisée par des conditions climatiques favorables aux insectes vecteurs du genre Culicoides.
Tel que le souligne l’INRAE, les travaux se poursuivent désormais afin de mieux caractériser ce virus, de suivre sa diffusion et d’évaluer ses conséquences sanitaires et économiques pour les élevages. À ce stade, aucun élément ne permet d’indiquer que ce nouveau virus puisse infecter l’être humain.
Cette publication marque également une étape importante dans le parcours de Mikail Kelleci, doctorant de l’EUR UNITEID à l’ENVT, dont il s’agit du premier article scientifique issu de sa thèse, réalisée sous la direction du Pr. Jean-Luc Guérin.

